20 ANS DE LIBERTÉ : BRÈVE CONTEXTUALISATION HISTORIQUE

Par Soop-Mai Tang, Assistante projet

Le 27 avril 1994, les premières élections démocratiques et multiraciales en Afrique du Sud marquent la fin de plusieurs décennies d’un régime ségrégationniste. L’apartheid, système politique de discrimination raciale, était en vigueur depuis les années 1950. Cette politique de ségrégation raciale favorisait une prétendue supériorité des ethnies blanches. Elle s’étendait tant au niveau économique, social que géographique (par exemple, le pays était divisé en plusieurs zones, où chaque groupe ethnique était géographiquement rattaché).

 

L’époque de l’Apartheid

L’Afrique du Sud a connu plusieurs vagues colonialistes. D’abord néerlandaises, puis britanniques. Suite à la victoire du Parti National Afrikans en 1948, le pays bascula sous une politique de ségrégation raciale : l’Apartheid. Dès lors, une politique favorisant la communauté blanche, notamment les Afrikans qui représentent la communauté blanche la plus importante du pays, fut appliquée. Désormais, le peuple sud-africain était stratifié selon sa couleur de peau, et les populations noires se retrouvèrent au plus bas de l’échelle sociale. Des lois strictes et propres au groupe ethnique de l’individu furent mises en vigueur. Les populations noires souffrirent alors de discrimination tant au niveau de l’éducation, de l’emploi et du logement. D’autres droits fondamentaux leur furent également bannis, et les mariages interethniques interdits.

 

La période postapartheid

En 1912, l’African National Congress (ANC), parti politique dont Nelson Mandela était à la tête, fut créé comme organisme politique de lutte pour l’élargissement des droits des noires. Malgré de nombreuses mesures ayant pour but de mettre fin à la ségrégation raciale du pays, les inégalités subsistèrent et les violences augmentèrent de jour en jour. Bientôt, certains de ces organismes furent interdits, et Nelson Mandela devint l’un des bouque-émissaires des autorités. En 1963, Mandela se vit condamné à la prison ferme pour terrorisme. S’en suivra trois décennies de lutte anti-apartheid de la part de l’ANC et d’autres organisations militantes.

En 1990, les organisations anti-apartheid furent légalisées et Nelson Mandela libéré. En 1991, l'apartheid fut aboli, et en 1994, les premières élections démocratiques et multiraciales organisées. Nelson Mandela deviendra le premier président de couleur noire et symbolise désormais l’emblème de la liberté et de l’égalité de l’Afrique du Sud. Son gouvernement s’est consacré à la reconstruction politique, économique et sociale du pays.

 

Aujourd’hui

La route vers la démocratie n’est pas absente d’obstacles. Aujourd’hui, l’Afrique du Sud fête ses 20 ans de démocratie et de liberté. Droit de vote, accès à l’éducation et à l’emploi pour les populations noires sont les grandes lignes victorieuses de la fin de l’apartheid. Devenu modèle de développement économique et social, le pays reste toutefois confronté à d’énormes défis, notamment économiques et sociaux. La persistance du chômage massif, des inégalités, de la pauvreté et de la criminalité représentent les défis actuels que les citoyens confrontent quotidiennement.

 

Sources:

www.gov.za/index.html
www.20yearsoffreedom.org.za
www.afrique-annuaire.com/histoire/index.html

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